Diagnostic d'orientation

Un dirigeant qui cède son entreprise, un héritier qui reçoit un bien situé à l'étranger et un cadre supérieur qui négocie son départ ne se posent pas la même question, mais aucun des trois ne sait d'emblée à quel professionnel s'adresser.

Un diagnostic de positionnement, jamais un acte de gestion ni une prestation de conseil en investissement.

La place financière luxembourgeoise juxtapose plusieurs régimes d’agrément distincts, banques, sociétés de gestion, professionnels du secteur financier, intermédiaires d’assurance, dont la logique n’est exposée nulle part ailleurs qu’au professionnel qui la pratique au quotidien : un particulier ou un dirigeant qui aborde seul cette cartographie confond aisément un statut réglementaire avec un autre, et découvre souvent trop tard qu’il s’est adressé à l’interlocuteur inadéquat. Le diagnostic d’orientation porte sur trois volets : la description structurée de la situation soumise, l’identification du ou des statuts réglementés dont elle relève, et la mise en relation argumentée avec un nombre restreint de professionnels agréés compétents sur ce statut précis. Il ne s’étend à aucun moment à une recommandation d’investissement ni à la gestion d’un avoir quelconque, qui restent l’apanage exclusif du professionnel finalement mandaté.

Ce que couvre l'entretien

L’entretien initial porte sur la situation patrimoniale, professionnelle et familiale telle que le client la présente lui-même : nature et localisation des actifs, projet en cours, échéance, contraintes déjà identifiées. Illustration. Un cadre qui reçoit, à cinquante-deux ans, un plan d’actionnariat salarié dénoué en titres cotés à l’étranger n’a besoin ni d’un gestionnaire de fortune ni d’un notaire dans l’immédiat, mais d’abord d’un interlocuteur capable de qualifier l’opération avant qu’elle ne soit déclarée. Le diagnostic se limite à ce travail de qualification et d’orientation, restitué par écrit à l’issue de l’entretien.

Ce que le diagnostic ne fait pas

Aucune recommandation de produit, aucun montage proposé, aucune gestion de compte ou d’avoir n’intervient à ce stade. Le diagnostic ne se prononce pas davantage sur l’opportunité d’un investissement précis, cette appréciation relevant du professionnel agréé vers lequel le client est ensuite orienté. La distinction tient à la nature de la prestation, un avis sur le positionnement, non un service financier réglementé, non à une prudence de façade.

L'orientation qui en résulte

Le diagnostic se conclut par une note courte, remise au client, nommant le ou les statuts réglementés concernés et, lorsque le client le souhaite, un nombre restreint de professionnels agréés pertinents au regard du dossier. La prestation fait l’objet d’une facturation forfaitaire communiquée avant tout engagement, distincte de toute rémunération que percevrait ensuite le professionnel vers lequel le client se tourne.

Une situation à clarifier avant de choisir un interlocuteur ?